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- Qu'est-ce qu'une Assurance-vie par Internet ?
Accessibles, souples, avec des frais très réduits,
offrant un large choix de supports financiers, les contrats d'assurance-vie
proposés par Internet présentent de nombreux atouts.
Les contrats par Internet présentent presque tous les mêmes
caractéristiques : pas de frais sur versements, pas de frais
sur les arbitrages effectués en ligne, des frais annuels
de gestion n'excédant pas 0,80 %, et un large choix de supports
financiers.
Très accessibles
Accessibles à partir de 500 euros, parfois 1.000 euros en
versements libres, certains contrats Internet peuvent également
être ouverts avec des versements programmés d'au moins
75 euros.
Une gestion financière riche
Les assurés internautes sont plus réactifs que les
assurés classiques. Les contrats Internet comportent une
part importante de supports en unités de compte. Aussi, l'offre
financière des contrats Internet est-elle plus étendue
que dans les contrats classiques. Les contrats étudiés
dans notre tableau proposent entre 28 et 309 supports financiers.
Et quand l'assuré fait lui-même le travail d'arbitrage
(passage d'un support financier à un autre), celui-ci est
généralement gratuit.
Des options automatisées
Pour répondre aux besoins de gestion des internautes, les
contrats Internet offrent plusieurs options automatisées
en fonction des paramètres sélectionnés par
l'assuré et lui permettant de personnaliser son contrat.
Selon les cas, ces options coûtent entre 0 et 1 % des sommes
transférées.
Parmi les options généralement présentées,
certaines ont vocation à dynamiser les performances, d'autres
à les protéger. L'investissement progressif, par
exemple, permet d'entrer de manière lissée sur des
supports en unités de compte, la dynamisation permet d'investir
les intérêts dégagés sur le support
en euros dans des supports financiers censés apporter des
performances plus élevées.
A l'inverse, les options sécuritaires mettent
en place une mécanique de protection des gains. Ainsi,
la sécurisation permet de passer les plus-values d'un ou
plusieurs supports dynamiques vers des supports sécuritaires.
L'option « stop loss » permet de céder un support
baissier afin d'éviter des pertes plus importantes.
2 - Cinq questions sur l'assurance-vie
par Internet
Les frais sont-ils vraiment moins élevés ? Pourquoi
ces contrats sont-ils mieux rémunérés que
la plupart des autres ? Que se passe-t-il si votre courtier fait
faillite ? Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l'assurance-vie
par Internet...
1 Peut-on avoir confiance dans les
courtiers en ligne ?
LinXéa, Hedios, Altaprofits... Ceux qui commercialisent
des contrats par Internet n'ont pas forcément la notoriété
d'Axa ou du Crédit Agricole. Pourtant, vous ne prenez pas
plus de risque en souscrivant auprès d'eux que si vous
le faisiez auprès d'un grand établissement financier
de la place. Derrière chaque contrat en ligne, il y a en
effet un assureur, la législation l'impose. Les banques
en ligne (ING Direct, Boursorama Banque, Fortunéo, etc.),
plus connues, font également appel à eux. Certains
assureurs - et non des moindres -se sont spécialisés
sur ce créneau : Generali avec sa compagnie dédiée
à Internet, e-cie-vie, mais aussi les filiales d'assurance
du Crédit Mutuel de Bretagne (Suravenir) ou du Nord (ACMN
Vie), voire plus récemment Swiss Life. Aussi quand vous
souscrivez une assurance en ligne et même si vous n'êtes
pas directement en contact avec l'assureur, c'est lui qui porte
votre contrat.
Un courtier en ligne fait faillite ou part avec
la caisse ? Vous restez le client de l'assureur qu'il avait choisi.
Votre épargne n'est pas impactée, puisque c'est
à l'ordre de cet assureur que vous devez avoir fait tous
vos chèques ou virements (vérifiez tout de même
ce point avant de vous engager). Dans cette situation, l'assureur
prendra soin d'établir avec vous des relations directes
ou de vous transférer à un autre courtier.
2 Les frais sont-ils vraiment plus faibles
?
Les contrats par Internet ne facturent pas de frais sur versement.
Vous versez 100 euros, c'est 100 euros qui seront investis sur les
supports que vous avez choisis, quand les réseaux traditionnels
vous prélèvent de 2 % à 5 %, pour rémunérer
leurs intermédiaires. Même les frais de gestion sont
parmi les plus faibles du marché (ceux qu'on vous prélève
tous les ans sur le montant de votre épargne), de l'ordre
de 0,60 % à 0,85 % au maximum, contre plus généralement
1 % dans les réseaux traditionnels. C'est possible tout simplement
parce vous faites l'essentiel du travail et qu'en général,
vous le faites mieux que n'importe quel opérateur de saisie
qui, lui, risque de se tromper sur votre date de naissance ou le
montant des sommes que vous voulez transférer d'un support
à un autre. Mieux, les arbitrages d'un fonds à un
autre sont désormais presque partout illimités et
gratuits - Generali, dernier grand acteur à les facturer
(les six premiers étaient gratuits), y a renoncé depuis
le 1er janvier -contre généralement 0,50 % du montant
du transfert avec plafond et plancher, chez la plupart des assureurs
traditionnels.
3 Y a-t-il des frais cachés
?
Il faut malgré tout que courtier ou banque en ligne se
rémunèrent dans l'opération. Mais il n'y
a pas pour autant de frais cachés. Ils gagnent leur vie
sur les supports financiers que vous choisissez pour garnir votre
contrat. L'assureur va leur verser une part des frais de gestion
facturés sur le fonds en euros (0,15 % à 0,20 %
sur les 0,60 % que vous acquittez tous les ans) et les sociétés
de gestion vont faire de même sur les autres fonds (Sicav,
FCP) que vous avez choisis en leur versant une rétrocession,
qui, quand vous souscrivez directement auprès d'un assureur,
lui est de toute façon également versée.
4 Pourquoi les rendements
du fonds en euros de l'assurance-vie par Internet sont-ils parmi
les meilleurs du marché ?
En 2010, le rendement est étrangement aligné : 4,10
% net pour les fonds en euros des contrats Internet couverts par
Generali, ACMN Vie ou Suravenir, soit l'essentiel du marché
en ligne, quand l'Afer offre 3,52 % net et que la moyenne de marché
se situe à 3,30 % ! Qu'est-ce qui explique une telle différence
? Les frais de gestion d'abord, qui moins élevés
sur les contrats Internet, pèsent moins sur le rendement.
La gestion financière parfois. Certains fonds ont été
spécialement créés pour l'assurance-vie par
Internet (comme Internet Opportunités d'ACMN Vie). De plus
petite taille, dotés d'une allocation d'actifs plus dynamique
(davantage d'actions ou d'immobilier), ils peuvent saisir plus
facilement les opportunités sur les marchés financiers.
Mais cela n'explique pas tout, puisque certains
contrats Internet utilisent les traditionnels fonds en euros que
les compagnies utilisent elles-mêmes dans leurs contrats
maison. Ici, c'est la politique commerciale qui fait la différence.
« Les contrats Internet se vendent, davantage qu'ils ne
s'achètent », dit Sonia Fendler, directeur du développement
commercial et de l'innovation chez Generali Patrimoine. L'argument
du rendement du fonds en euros reste donc décisif pour
attirer le chaland. Avec la concurrence entre les compagnies spécialisées
sur ce créneau, celles-ci acceptent de rogner un peu sur
leur propre rémunération pour donner davantage à
l'assuré en ligne.
5 Quid du conseil ?
S'il s'agit d'obtenir un conseil financier, les sites sont généralement
bien équipés en outils de simulations de toute sorte.
Pratiquement tous mettent à votre disposition des plates-formes
téléphoniques où vous obtiendrez des réponses
à vos questions, voire, comme chez Altaprofits, 7 à
8 personnes diplômées en gestion de patrimoine. Pensez
à vérifier les jours et horaires d'ouverture du
service clients si vous estimez en avoir besoin. N'hésitez
pas à tester l'efficacité de ce service avant même
de souscrire le contrat. La plupart des sites ont désormais
aussi un bureau physique où ils accueillent leurs clients,
généralement à Paris (à la Bourse
pour Hedios, à l'Opéra pour Altaprofits, etc.).
Pour les conseils juridiques très pointus (clause bénéficiaire
complexe ou démembrée), mieux vaut de toute façon
faire appel à un spécialiste (avocat, notaire, ingénieur
patrimonial des banques privées) pour sécuriser
l'opération.